Energie et carbone

La lutte contre le changement climatique et la démarche de développement durable sont devenues une obligation morale pour notre avenir et celui de notre planète. L’industrie de la terre cuite s’est mobilisée depuis de nombreuses années en s’inscrivant dans une trajectoire de réduction d’impact de son activité sur l’environnement.

Dans sa feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l’horizon 2050, la Commission européenne fixe aux secteurs industriels un objectif ambitieux : baisser de 90% leurs émissions de CO2 par rapport à 2005.

L’industrie de la terre cuite contribue pour moins de 0,2% du total des émissions en CO2 de la France (0,01% au niveau européen) mais elle s’est engagée depuis plus de 15 ans, dans une démarche volontariste de réduction de ses consommations d’énergie et donc de ses émissions de CO2.

Les émissions de CO2 de l’industrie de la terre cuite sont majoritairement liées aux combustibles utilisés pour la cuisson et/ou le séchage des produits et le reste résulte de la décarbonatation naturelle des matières premières.

Mieux concevoir pour réduire son impact et augmenter ses performances

Réduire son impact, cela passe par l’éco-conception de la brique terre cuite pour optimiser l’usage de la matière. Comment ? En optimisant la géométrie des produits, car la clef, c’est « la bonne matière au bon endroit » ou encore leur disposition dans les fours pour favoriser une chaleur homogène et répartie lors de la cuisson.

Par ailleurs, l’éco-conception a aussi permis de multiplier par 3 la résistance thermique des briques en 20 ans, moins d’énergie consommée pour créer des produits plus légers qui isolent toujours mieux et donc …contribuent à la diminution des énergies consommées pour chauffer les logements… 

La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas

Diminuer notre consommation d’énergie, c’est aussi réutiliser celle que l’on a à disposition. Le séchage et la cuisson sont les 2 étapes de fabrication qui sont le plus consommatrices d’énergie. C’est pourquoi des améliorations constantes sont apportées aux procédés pour moins consommer.

Par exemple, la récupération de l’air chaud non utilisé dans les fours pour alimenter les séchoirs permet d’économiser près de la moitié de la consommation en énergie de ces derniers. Ces technologies, pionnières il y a 15 ans, se sont diffusées et quasi toutes les lignes de production fonctionnement désormais en boucle fermée four/séchoir.

Limiter les déperditions de chaleur lors de l’ouverture des portes des fours en ajoutant des sas, optimiser la disposition des produits dans les fours… sont d’autres exemples des démarches engagées.

L’amélioration et l’innovation dans l’instrumentation et le pilotage du cycle de cuisson par voie informatique permettent aussi d’optimiser 24H/24 les conditions de fonctionnement des équipements.

Ainsi, entre 1990 et 2018, la consommation d’énergie a diminué de 17% et les émissions de CO2 ont baissé de 37% entre 2000 et 2018.

Vers une industrie compétitive et décarbonée :

la feuille de route usine bas carbone 2050

Le process d’amélioration continue mené par la filière depuis une quinzaine d’années a permis de diminuer considérablement les consommations d’énergie et les émissions de CO2. Pour répondre à l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 fixé par la Stratégie nationale bas carbone de la France, il s’agit désormais de changer de paradigme industriel.

C’est pourquoi la filière terre cuite a lancé sa feuille de route « Usine Bas Carbone 2050 ».

Piloté par la France, ce programme à dimension européenne repose sur des échanges et travaux avec des institutions et organisations françaises et européennes, des acteurs industriels (fabricants, équipementiers, énergéticiens, ingénieristes…), des centres de recherche dans des domaines très variés.

Ce plan ambitieux confié au CTMNC (Centre Technique de Matériaux naturels de construction) a permis de réaliser un état des lieux des installations (bilan des consommations, technologies utilisées…) et d’identifier des pistes de réduction des émissions carbone et en particulier les technologies de rupture pour au final, pouvoir proposer à chaque usine les solutions les plus adaptées.

Ce sont ainsi plus de 30 pistes et solutions qui ont été identifiées, au potentiel et à l’accessibilité variés : captage du CO2, nouvelles énergies décarbonées, pressage à sec, cuisson rapide, cuisson laser, alias digital des usines, apport de l’intelligence artificielle etc.

Plusieurs démonstrateurs pilotes, réels ou virtuels, dans toute l’Europe permettront de tester, instrumenter, modéliser les solutions pour soit créer des lignes de production nouvelle génération soit mettre à niveau des lignes existantes. 

Concevoir « l’usine Terre Cuite de demain » pour une industrie locale, compétitive et décarbonée, voilà l’ambition de la filière terre cuite.

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A la FFTB, nous travaillons chaque jour à améliorer nos pratiques pour inscrire notre industrie dans une trajectoire toujours plus vertueuse. Préserver nos ressources naturellesconstruire un cadre de vie sûr et durable, s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire et de proximité, développer un plan pour rendre notre industrie compétitive et décarbonée… nous ne laissons rien au hasard pour donner vie à notre conviction de toujours : nous faisons partie des solutions pour un avenir sain et durable.

Brique terre cuite, c’est simple de faire durable !